Où se trouve la frontière entre une grosse figurine et un petit modelage ?
Quand on aime bien étiqueter les choses, ce ne sont pas les critères qui manquent, matière utilisée, mise en situation, couleurs et que sais-je d'autres. Pour ma part, tout est bon pour avancer et il y a d'ailleurs pas mal d'analogies entre la sculpture, le dessin, certains sports et sûrement dans bien des activités de la vie.
Je m'explique.
Plus jeune, je dessinais dans les marges de mes cahiers scolaires. Un tel dessin, aussi sympathique soit-t-il, est prisonnier de son format. Plus tard, un prof de dessin (ils le font tous faire) me fera dessiner sur de grandes feuilles et rapidement afin de libérer le geste et de s'imprégner de la technique par le mouvement. A l'instant j'évoquais le sport, certains nécessitent un apprentissage ample pour libérer le corps et assimiler la technique sans blocage.
Le modelage m'attire par rapport à ces démarches communes, de grands objets façonnés avec des gestes entiers, une respiration peu souvent contrariée. Tous ces apprentissages préparent parfaitement le passage à un travail plus petit, quand il n'est pas minuscule.
Par rapport aux photos de cette rubrique, comme l'argile que j'utilise est blanche, elle ne serait pas très lisible sur mes pages... blanches. C'est pourquoi j'ai appliqué un filtre de couleur pour masquer l'environnement et assombris le modèle qui devient gris. Un dernier filtre dit de "seuillage" (en fait, ça fait ressortir les pixels) donne du grain aux statuettes, car en réalité, elles sont beaucoup plus lisses
Document : http://dioramas-et-figurines.fr
ed. 2008 - 01 mars